Loza Maléombho – « Mon univers artistique est toujours éclectique… »

Loza Maléombho

Loza Maléombho

Styliste-modéliste, Loza Maléombho est née au Brésil et a grandit entre la Côte d’Ivoire et les Etats-Unis.
La marque « Loza Maléombho » qui est basée à New-York City et produite en Côte d’Ivoire ne laisse pas indifférentes, les jeunes ivoiriennes férus de mode.
Maman Choco est allé à sa rencontre.

 

Interview réalisée par Didier Koré

 

D’où est née ta passion pour la mode?
Dès l’âge de 12 – 13 ans, je dessinais mes uniformes scolaires ainsi que les robes de ma mère et celles de mes tantes. Je crois que c’est vraiment de là que ma passion est née.

 

Quand as-tu créé ta marque? Et qu’est-ce qui t’a décidé à te lancer ?
2009 à New-York City, c’était une réaction face a mes frustrations envers le milieu de la mode. L’idée d’être styliste pour une marque autre que la mienne, vendre mes propre idées, mes modèles ou rendre les idées de quelqu’un d’autre possible me révoltait. En plus de cela, avec des salaires minuscules… Et surtout l’idée de ne pas en faire bénéficier mon pays d’origine (Côte d’Ivoire).

 

Comment définirais-tu ton univers ?
Inconventionel. Je suis toujours à la recherche de l’inconnu. Une nouvelle idée, un nouveau concept. Ceci dit, mon univers artistique est toujours éclectique.
Loza Maléombho

©Loza Maléombho

 

Quels sont les défis que tu as rencontrés tout au long de ton parcours de femme entrepreneur?
Le financement est toujours le challenge principal. La matière première.

 

Comment es-tu parvenue à les relever?
Avec un business-plan très détaillé et un travail d’équipe. C’est difficile de trouver des personnes de confiance, mais on avance toujours mieux en équipe. J’ai rencontré des partenaires qui me sont complémentaires.

 

Le succès a-t-il mis du temps à venir ? Quel a été le déclic qui a fait décoller ta marque?
Le succès selon mes standards il n’y est pas encore, et cela parce que je vise toujours très haut. Mais si l’on parle de la popularité de la marque, tout est venu des tendances du net. J’ai beaucoup misé sur les blogs dès que j’en ai reconnu la capacité de rependre les visuels surtout dans le monde de la mode. Un bon visuel est un bon moyen de communication.

 

Le monde de la mode, peut être sans merci pour les jeunes créateurs. Quelles sont les qualités pour devenir une bonne créatrice?
Si le financement requis y est la dès le départ, et que l’équipe de production est qualifiées pour rendre des produits de qualité selon les standard internationaux. Il faut ensuite une très bonne équipe commerciale pour vendre le produit. On vit dans un monde ou tout est joué sur le potentiel commercial et ce sont ces éléments qui en sont la clé.

 

Avec quelle matière travailles-tu le plus souvent ?
J’utilise beaucoup de Kita et de Pagne baoulé, cependant les artisans qui les tissent ne sont pas industrialisés alors c’est difficile d’en recevoir en quantité. A ce niveau là, je travaille encore sur une solution qui rendra la production plus facile.

 

Quels sont tes objectifs pour la marque ?
D’une part il s’agira d’atteindre le défi que je me suis donné. Celui de faire travailler les femmes. 100 femmes dans l’atelier de production d’ici 5 ans.
D’autre part, je crois que le rêve de toute les marques c’est de pouvoir se rependre sur tout les marchés, devenir une “life style brand”.

 

Comment travailles- tu tes collections ? Quelles sont tes inspirations ?
C’est la culture qui m’inspire. Peu importe ses origines, africaine, américaine, indiennes. Les traditions et coutumes. J’adore voyager, m’exposer a l’inconnu. Aspirer tout ce qui m’entoure. C’est ainsi que je trouve mon inspiration, une idée de départ que je développe par la suite avec la technique.
©Loza Maléombho

©Loza Maléombho

Tu en es où question distribution ? As-tu des points de vente où les filles peuvent acheter tes vêtements?
Oui sur le site lozamaleombho.com et sur heritage1960.com

 

Tu es d’origine ivoirienne, centre-africaine et brésilienne – Penses-tu un jour ouvrir un magasin dans tes trois pays?
C’est une idée…

 

Ta définition de la mode?
La mode c’est la confiance et l’assurance d’abord. Il n’ya pas de règles à suivre.

 

L’artiste qui t’inspire?
En ce moment c’est les photographes Joey L. et Wayne Lawrence.

 

Raconte-nous comment se passe une journée type de Loza Maléombho?
Il n’y a pas de journées typique, il y a plutôt des périodes… période de conception, période de marketing, période de production, période de distribution. Et je suis impliquée à tous les niveaux, y compris la communication et l’administration. Et ceci, même avec l’aide de mes partenaires. L’idéal pour moi serait de simplement créer… malheureusement ce n’est pas encore possible.

 

Quelle est la tenue dans laquelle tu te trouves belle?
La robe ou la jacket structurée.

 

Celle dans laquelle tu te sens confortable?
Ma tenue de naissance… lol

 

Des conseils à donner aux femmes qui nous lisent? Et qui justement, aimeraient créer leur boîte en Afrique?
Il faut beaucoup de courage, beaucoup de patience, il faut de la passion et un business-plan et un marché très très spécifique.

 

Merci

 

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